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Entrée de Journal - Novembre 2018, par Maêlle Thaëmiss

le Mer 5 Déc 2018 - 15:54
Laissé à l'intention de Dame Primrose et des fondateurs élus.

"Vous trouverez dans ce document ce qui s'est passé pour moi pendant les 7 années où vous ne m'avez plus revu. Une semaine pour moi... Tout ne serait être clair, car cela implique notre vie passé à Alfred et moi, avant que nous rejoignons la Gnomes Inc. Mais si vous avez la moindre question, n'hésitez pas.

Amicalement,
Maêlle Thaëmiss"

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Une semaine, une longue semaine qu’Urumi avait piégé mon frère dans ce portail sombre. Je n’avais jamais rien vu de pareil. Elle avait besoin de son soutien pour faire renaître Faëlnor, et puis quoi encore ? Comment aurait-elle pu ? Et quel été ce pouvoir immense qu’elle détenait ? Je repensais au passé, à ses heures qui nous unissaient et qui était aujourd’hui révolue.

La Voie des Cendres s’étaient éparpillées aux quatre vents après la défaite de Kael’Thas, nous avions accompli une partie de la prophétie. Nous avions aidé Stellarus dans sa quête, et quitter nos caravanes respectives. Une longue traversée du vide que c’était pour moi, après le départ de Tikarius, mon cher elfe de toujours, et la fin de notre amour improbable… j’avais suivi mon frère par dépit, et mes anciens alliés. Regret, Yaeve, Urumi… Humpf. Si j’avais su les problèmes que cette dernière nous aurait couté je n’aurais pas été aussi sotte !

Nous nous en étions bien sortis, même si la fuite avec la locomotive de l’Etincelle ne nous avait finalement pas mené bien loin, Faël, Alf et moi. Et puis nous nous sommes réfugiés à Teldrassil, chez ma tutrice et gardienne, Miss Trickarie. Shalia Trickarie, appelé Miss “Trique” par ses ennemis tant elle savait se montrer piquante quand c’était nécessaire, mais pourtant si douce et protectrice avec moi, et avec nous. Elle fit tout ce qu’il fut en son pouvoir pour tenter de guérir Faëlnor du mal qui la rongeait, mais son infection était surnaturelle. Démoniaque. Faëlnor n’avait pas de nom quand Urumi l’avait recueilli dans un camp pourri du Marteau du Crépuscule. Mais comme chacun de ses actes, il était intéressé, même si nous aurions pu penser que cette fois-ci, elle s’était vraiment attachée à la gnome. En effet, la puissance d’ombre qui dévorait Faëlnor de l’intérieur servait les dessins de la sorcière Urumi par lequel elle puisait son pouvoir. Cette démoniste ne recherchait que le pouvoir et la puissance, puisse-t-elle trahir ses seuls amis pour cela. Et pourtant… Une amie, elle en avait été une bonne, parfois… Et sans elle, Alfred n’aurait jamais connu Faëlnor.

Alfred et cette jeune gnome triste s’était trouvé. Même si Faëlnor répondait toujours avec servitude à Urumi, elle avait réussi à s’en détacher, à découvrir autre chose. L’amour. Mon grand frère aussi avait enfin goûté à ce sentiment, tout comme moi avant lui. Je n’aime pas dire ce genre de phrase toute faite, mais, ils étaient vraiment fait pour être ensemble, trouvant chez l’autre de quoi combler leur vide et peine intérieur. Ils étaient inséparables. Et complémentaire. J’en étais même un peu jalouse parfois… Mais cette gnome était irréprochable, douce, puissante dans ses arts magiques, et au moins aussi têtue que mon frère quand elle avait une idée en tête. Nous étions devenus bonnes amies pendant cette période “caravane”. Nous logions toutes deux dans les caravanes soeurs Satine et Amanite, avec Regret de mon côté, et Urumi du sien. Et je voyais bien qu’Urumi avait de l’emprise sur elle. Mais cela n’empêchait pas les prises de becs. Quand Faëlnor, en dehors de nos combats, avait décidé de passer du temps avec Alfred, Urumi ne pouvait pas l’en empêcher. Et quand elle voulait l’enfermer dans la caravane, je me faisais complice de sa libération. Ainsi, nous nous jouions d’Urumi dont la colère était juste passagère la plupart du temps, même si à l’époque, j’aurais sans doute du insister pour connaître le lien sombre qui unissait les deux femmes.
Le verdict de Shalia avait été sans appel. Quelques pronostiques et aides précieuses, dont celle de Laarna, une amie de longue date, avaient déterminés que Faëlnor avait bel et bien une pierre d’âme corrompue piégé dans son petit corps, comme Urumi l’avait un jour soufflé à mon frère. Et que l’extraire ne pouvait que lui coûter la vie. Dans ses derniers instants, elle avait tenu que seul mon frère soit à ses côtés, lui souriant, se montrant forte et désinvolte, lui rappelant à quel point il avait égayé sa courte vie de jeune gnome. Un premier amour aussi fort que le coeur d’Azeroth lui même. La douleur et la détresse de mon frère n’en furent pas moins terrible quand Faëlnor s'éteignit. C’était de plus, bien trop proche du départ tragique de Roxley, son meilleur ami, le premier paladin gnome de tout Azeroth. C’était beaucoup trop pour mon grand frère et son jeune coeur brisé. S’en suivirent des mois d’errances pour lui dans Teldrassil, et moi à ses côtés, l’écoutant, le consolant, le rassurant. J’étais plus ou moins passé par là et je comprenais à présent que la vie devait se poursuivre.

Et c’est à cette époque que j’allais découvrir la Gnomes Inc. La fondation. Notre nouveau foyer. Notre nouvelle famille. L’adoption fut radicale. Même si il fut que je pousse fort mon frère à sortir de sa torpeur, à se présenter à eux et à dame Primrose, pour simplement répondre à l’invitation d’Héliana à les rejoindre un soir de “réunion” comme elle disait. Le résultat dépassa mes espérances. Alfred entra d’ailleurs rapidement au service de Primrose, en tant que garde du corps. Tandis que de mon côté, j’allais parfaire mon savoir magique dans la bibliothèque de la pyromancienne. Elle avait un caractère bien trempée, un ton relativement ferme et une conviction inébranlable sur l’importance et la force de notre espèce. Fizie, son apprentie, me dictait avidement et par coeur chaque conseil qu’avait pu lui donner la mage, comme un robot. C’était amusant. Vivre parmis les elfes pouvaient être reposant, mais on oubliait vite notre identité. Etre entouré exclusivement de gnome était rafraîchissant, plaisant, divertissant et enrichissant. Et mon frère allait mieux, de plus en plus. Il avait trouvé sa place, un autre but, une autre force.

Puis un jour, alors que tout allait pour le mieux, que le prochain rassemblement gnome se préparait, que Tatie Morwen planifiait des fouilles dans les ruines d’Ulduar, que Primrose étudiait encore et toujours, que Jiefriecus continuait inlassablement de “draguer les gnominettes” comme il disait, qu’Orefinger se pavaner dans ses nouveaux atours présidentiels, que Terricia et Altao planifiaient la prochaine “tatane” gnome sur une force de la Horde quelconque, que mon frère ayant gagné la confiance de ses pairs fut élu fondateur de la fondation… l'impensable se produisit. Urumi fit son retour, elle nous envoya une missive, clamant avoir récupéré le corps décharnée de Faëlnor, prétextant avoir trouvé un moyen de la ramener à la vie et de récupérer le fameux cristal qui l’encombrait dans le processus. J’étais avec lui quand nous allions à sa rencontre, il ne voulait pas se déplacer sans moi. Pas pour ça. Il était à la fois empli de colère pour cette infamie de plus de la part d’Urumi, mais je lisais aussi, et j’en avais un peu peur, de l’espoir dans ses yeux. On ne jugea pas utile de prévenir les autres gnomes, c’était notre passé, notre histoire… Nous étions d’accord là dessus mais peut-être aurions nous du réfléchir à deux fois…

Nous rencontrâmes Urumi dans les Bois de la Pénombre. Avec un sourire malicieux, elle nous salua de manière mielleuse, bien que je lisais dans ses yeux un tant soit peu de joie de nous revoir tout deux. Bien que corrompus par sa propre quête du pouvoir, je crois sincèrement qu’elle pensait vraiment être notre amie, dans sa façon tordue de voir les choses. On peut dire ce qu’on voudra, nous nous sommes mutuellement sauvé la vie à maintes reprises pendant nos combat avec la Voie des Cendres, l’entraide était de mise, et je me souviens encore d’une époque où “Uru” et Alfred s’amusait et riait de bon coeur ensemble… Mais cela remontait déjà à bien longtemps… Après quelques échanges désuets et colérique, où mon frère ordonna à Urumi de lui rendre le corps de Faëlnor, elle ne se démonta pas. Elle exposa le dit corps, tout à notre horreur… Pauvre petite Faëlnor, elle méritait simplement de reposer en paix. Alfred commençait à voir rouge, et moi, je senti les larmes me monter. Et en un cours instant, alors qu’à notre grande surprise, Urumi se transforma en Worgen, elle déchaina ses pouvoirs. “Je suis désolée, Alf, lança-t-elle dans une voix canine qu’on ne lui connaissait pas, mais pour sauver Faël et conserver mon pouvoir, j’ai besoin de faire quelques sacrifices”. Un large portail du vide, comme je n’en avais jamais vu auparavant aspira mon frère. Quelques bras de quelques créatures s’en échappèrent pour le forcer à rentrer dans le portail tandis qu’il tentait de se débattre, et il fut englouti, à ma grande frayeur.

“Pourquoi Urumi ? Pourquoi ? Tu étais notre amie !
- Alfred ne voulait plus de cette amitié Maêlle. Pas plus qu’il ne voulait de notre ancienne famille, clamait-elle avidement.
- C’est moi qui l’est poussé à vivre chez les elfes, à emmener Faëlnor là bas !
- Bah, peu importe, il a abandonné sa bien aimée à un triste sort, alors que je peux la sauver ! Je l’ai toujours dit. Regarde !”

Elle poussa un rire dément digne des plus grands méchants de l’Histoire d’Azeroth. Et à ses mots, mon horreur fit-elle qu’elle dépassa tout ce que j’avais pu vivre et même concevoir. Cette image va me hanter encore pour longtemps. Tandis qu’une énergie sombre sortait du portail qui avait avalé Alfred quelques instants plus tôt, et commençait à entourer la sorcière, elle agitait ses bras comme une folle, incantant quelques mots dans une langue que je ne reconnaissais pas. Et c’est alors que le petit corps décharné de Faëlnor se relevait doucement, ses yeux était agares, elle ne semblait pas voir. Je le savais, son âme était parti depuis bien longtemps, les prêtresses d’Elune et notamment Shalia et Laarna nous avait bien accompagné pendant les heures sombres qui précédèrent ses funérailles. Elles avaient protégés Faëlnor de toute l’infection que son corps pouvaient contenir, nous avions même pu voir son esprit partir avec sérénité, même si mon frère avait préféré détourner le regard, en larme. C’était un instant à la fois beau et triste… Mais celui-ci était terrifiant et dramatique. Elle était partie, j’en étais certaine. Pourtant, aux contours de ses yeux vides, qui étaient fixés dans ma direction, je voyais des larmes perler. Etait-ce le dernier souffle de vie d’un corps déjà exténué ? La dernière accroche de l’âme de Faëlnor qui voulait lutter contre ce sortilège ? Son corps brillait maintenant d’un éclat violacé, provenant certainement de la pierre d’âme qui lui avait couté la vie… Sans réfléchir, et complètement paniqué, je canalisai toute mon énergie dans un trait de givre puissant qui atteignit Urumi avec fracas. Elle en fut visiblement très surprise. La glace se forma autour d’elle, se mélangeant étrangement avec les pouvoirs qui l'entourait. Elle cria dans ma direction, alors que toujours dans un moment de stress intense, je plongeais dans le portail du vide pour essayer d’en sortir mon frère… Elle cria si fort et si nettement que j’en eu des frissons, à cet instant, je cru entendre mon amie passée, celle qui se souciait de ses gnomes, et qui voyaient en eux des alliés de poids et des amis fidèle, Urumi me prévenait : “NOOON, MAÊLLE, NOOON, TU ES TROP PURE, ILS VONT TE REJETER ET TE DETRUIRE !”. Puis, alors que je m’enfonçais un peu plus dans le portail, qui en effet, semblait lutter contre mon intrusion, sa voix se fit de nouveau entendre, plus glacial, plus méchante qu’elle ne l’avait jamais été, comme si toute sa dualité était à son paroxysme, corrompue et abasourdi par le vide qui la consumait à présent… “TU AS BRISE LE PACTE QUE J’AVAIS CONCLUS, JE VAIS TOUT PERDRE, TOUT CE NE SERA QUE POUSSIERE, LE CRISTAL !!!”. Le son d’un bris intense de cristal fut le dernier qui parvint à mes oreilles alors que le vide m’entourait complètement… Etait-ce là le bruit de la libération de Faëlnor ? Je n’aurais jamais la réponse… Les ténèbres me consumèrent et je perdis connaissance.

Quand je me réveillai, il n’y avait que le vide autour de moi. Je flottais sur un caillou, dans le Néant distordu. J’en connaissais un peu la saveur grâce à nos périples en Outreterre, mais là, c’était d’un autre niveau. Tout était si sombre. Le feu n’était pas mon arcane de prédilection mais, je m’en servai pour regarder autour de moi. Quelques mètres au loin, au delà d’un vide qui m’en séparait, je distinguais vaguement des créatures du néant, comme les compagnons des démonistes, qui trainaient derrière eux un gnome inanimé. Je reconnu mon frère. Le groupe disparu derrière un autre portail… J’étais coincé, désoeuvrée, j'essayais de digérer encore les événement récents avec Urumi et Faëlnor, essayant de comprendre… Pourquoi etait-elle maintenant une worgen ? Et comment avait-elle pu atteindre une telle force ? Quel était ce pacte et qu’est-ce que cela voulait dire pour mon frère ? La pierre sur laquelle je gisais voguait doucement vers l’amas de roches plus loin, sur lequel se tenait mon frère et les démons précédemment.

Alors que j'atterris à l’aide d’un sort de lévitation doucement sur l’autre rive après un petit effort, c’est là que je commençais à entendre les murmures. “Tu n’as rien à faire ici”. “Tu ne peux exister”. “Ce plan n’existe pas, tu ne peux pas être là”. “Nous sommes parce que tu es”. “Ton odeur est abjecte, nous ne te consumerons pas”. “Nous te détruirons”. Ces mots étaient toujours très agressifs et pernicieux, mais j’avais suffisamment de force de caractère pour ne pas me laisser démunir par quelques phrases. Au bout d’un moment, je n’y faisais plus attention. C’était devenu un simple bourdonnement à mes oreilles. Je n’étais pas à ma première rencontre démoniaque, bien qu’au fond, je n’étais clairement pas rassurée.

Plus je restais dans le Néant, plus je réalisais mon aubaine d’avoir tout mon nécessaire de survie sur moi. Mes plantes de secours, ma nourriture… même si je pouvais en invoquer à volonté. D’ailleurs, cela marchait ici aussi. Dans le doute, j’ai préféré m’en assurer. Au delà des murmures, le vrai problème du lieu restait tout de même ces nombreuses créatures du vide. Et ce que je regrettais, c’était de manquer d'entraînement. J’aurais peut-être du rejoindre le Kirin Tor comme me l’avait conseillé Shalia, pour parfaire mes techniques… Mais mon frère avait besoin de moi et … Il a toujours besoin de moi. Je ne savais pas où cherchais, et interroger les créatures qui m’attaquaient en masse était impossible. Je me déplaçais, d’un rocher perdu à un autre. De temps en temps, je prenais un portail au hasard. Le manège dura une semaine. Du moins, je crois. Jusqu’au jour où je retrouvai la trace de mon frère… Justement, l’un des portails m’y conduisit. Une grande plaine de vide au milieu du Néant s’étendait devant moi. Des rochers flottants tout autour de nous, rien de particulier dans le paysage donc. Au milieu de cette plaine, je les distinguais très discernement. Des démons du vide majeur oscultaient étrangement mon frère, surélevé, flottant dans une bulle d’ombre, il gémissait, comme si il était sous l’emprise d’une torture douce. Ce n’était pas des cris. Les bestioles devaient lui murmurer des idées nauséabondes. Alors que je commençais à m’approcher de mon but, des ombres nouvelles sortir du vide, m’assaillirent de toute part, me repoussèrent et me désorientèrent de leurs cris, de leurs griffes… Je n’étais plus dans la plaine. “Tu n’existe pas !” me répétaient les voix sans cesse, de plus en plus fort. Les ombres contrôlaient pleinement ces lieux et pouvaient visiblement me téléporter à leur guise… Oh bien sur, je ne me laissais pas faire. Je me débattais, je givrais toutes ces créatures du mal, je me dégageais comme je pouvais. Puis c’est là que je vis un ancien camarade, quoiqu’il me semblait un peu plus vieux que dans mes souvenirs de quelques jours… et pour cause, j’allais l’apprendre dans quelques minutes, le temps s’écoulait différement ici. Altao sauta avec ses deux armes tranchantes sur le premier démon venu, qui se dissipa dans un nuage de fumée. Ces créatures n’étaient rien. Au sens propre. Altao s’exclama avec vigueur et étonnement quand il me vit, comme si il ne m’avait pas vu depuis des années, et pour cause. Pour moi cela faisait une semaine, pour lui cela faisait sept ans…
“Maêlle ?!! Qu’est-ce qui se passe ? Ou sommes nous ? Que fais-tu ici ? Je te croyais morte depuis le temps… Enfin, sauf quand … Ah attention !”
Je n'eus guère le temps de lui répondre, d’autres créatures nous foncèrent dessus. Nous enchaînions les attaques. Givrant et découpant le vide comme des forcenés, alors qu’ils ne cessaient de réapparaître sans cesse. “Vous n’êtes pas ICI” criaient-elle dans nos têtes. Altao compris rapidement la situation, son attitude changea et il hocha la tête dans ma direction avant de plonger vers la plus grande des créatures qui nous entouraient. Mais elle lui expédia un coup si puissant, si tant est si bien qu’il s’envola dans un autre portail qui apparu et disparu aussitôt.

Je ne restais pas seule bien longtemps. Je ne voyais pas les environs tant j’étais submergée mais, un autre portail, différent des autres, plus petit, s’ouvrit devant moi, et une autre connaissance en sortie. Ratatosk. Ce petit démon de gnome, le frère de tatie Morwen, que faisait-il ici ? Cela avait un rapport avec Altao ? D’un coup, le temps sembla se figer autour de nous, les créatures du vide ne bougeait plus, et Ratatosk lui, me fonçait dessus. Il avait un air renfrogné et apeuré en même temps. Il me jeta un regard étonné, me dit simplement, “Oh non, pas toi !”, il me saisit par les épaules et m’éjecta dans le portail par lequel il venait d’entrer.

Le voyage me paru durer une éternité. Je voyais des ombres de gnomes autour de moi. Faisaient-elles le voyage avec moi ? Les murmures dans ma tête finissaient de s’estomper quand j’ouvris doucement les yeux. J’étais sur les pavés frais d’Hurlevent. Je reconnaitrais leur odeur poisseuse entre mille. Et ma bigobox repris vie. Des dizaines de voix gnomes que je ne reconnaissais pas en sortaient et se disputaient une situation qui m’échappait complètement. Si ce n’est la mention de Ratatosk qui se serait enfui pour je ne savais quelle raison, et j’appuya sur mon bouton de communication, un peu fébrile…
“Vous m’entendez, c’est Maêlle, que se passe-t-il ?”
Un silence pesant suivi ma phrase, puis la voix d’Altao cracha dans la bigobox:
“Maêlle ? C’est bien toi ?!”

La suite, vous la connaissez… Vous m’avez téléporté dans les Tréfonds, Allifeur vous avait conduit ici suite à une tentative de poursuivre Ratatosk dans le vide. Et une fois l’aveu d’échec constaté, Primrose et Altao m’ont conduit en ville, je leur ai fait le point rapide sur ma situation, mais le pire était la situation du monde… Un monde nouveau que je ne connaissais plus. Un monde qui avait vieillit de sept année, sans moi, et sans mon frère, toujours piégé dans le vide. Enfin, sans mon frère… C’était jusqu’à ce que j’apprenne qu’une version de lui traînait bien dans les parages, mais c’était une version du futur disaient-ils ?

Le pire restait à venir… Oh Teldrassil...

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